Nigel Munisamy

La migration ce n’est pas un problème en soi, mais la migration forcée l’est. Il est urgent de trouver une solution, non seulement pour les victimes mais aussi pour répondre à l’extrême droite qui utilise ce sujet pour envoyer des messages subliminaux. Toute l’aide humanitaire et toutes  les mesures pour bâtir une Forteresse Europe ne [...]

La migration ce n’est pas un problème en soi, mais la migration forcée l’est. Il est urgent de trouver une solution, non seulement pour les victimes mais aussi pour répondre à l’extrême droite qui utilise ce sujet pour envoyer des messages subliminaux. Toute l’aide humanitaire et toutes  les mesures pour bâtir une Forteresse Europe ne seront pas capables de faire face à l’ampleur du problème. Seule une action dans les pays à la source du problème pourra le résoudre, tant pour nous ici en Europe que pour ceux qui sont obligés de fuir leur patrie pour quelque raison que ce soit.

Fils d’un migrant de l’Empire britannique, je suis Britannique de naissance et maintenant, après 42 ans de résidence et  de voyages de travail en Europe et dans le monde entier avec l’Orchestre Royal Philharmonique de Liège, je suis Belge aussi. Le choc du Brexit , et ses suites, m’ont fait comprendre que, si rien ne change dans la façon dont on gère l’Union Européenne, elle  pourrait même ne pas survivre. Quand j’ai entendu parler de Yanis Varoufakis et que j’ai commencé à lire ses livres, j’ai compris qu’un économiste grec formé à Londres n’avait pas seulement fondé un mouvement politique, DiEM25. Malgré l’expérience faite par son pays, il a vu l’importance de continuer avec l’UE. J’ai donc rejoint immédiatement le mouvement.  J’espère que l’âge et mon bagage personnel m’ont donné quelque perspicacité sur la manière dont l’Europe fonctionne.